C’est le 1er octobre que le top départ a été donné dans les établissements scolaires du Burkina Faso. Autant dans les grandes villes c’est presque un non-événement, autant dans les régions telles que le « Centre-Nord » où se situe Sabcé, il faut surmonter une montagne de difficultés aggravée par l’apparition du virus-Covid 19, mais ce n’est pas pour autant que les chefs d’établissement et enseignants baissent les bras.

abb CEP

Rappelons que l’an passé, en raison des attentats, il y avait eu d’importants déplacements de population provoquant un afflux d’élèves dans les secteurs sécurisés tandis que des écoles et collèges isolés étaient fermés. Alors que la situation en début d’année se stabilisait, avec un presque retour à la normale, la pandémie bouleversait la fréquentation scolaire, le ministère de l’Education nationale décidait l’ouverture des classes d’examen au 1er juin pour permettre la tenue des épreuves du Certificats d’études primaire, du Brevet au 14 juillet et au 3 août pour le bac.

Les filleuls de ABB ont fait piètre figure au certificat d’études mais il faut attendre quelques jours pour connaître le nombre exact de ceux qui sont admis en 6ème (8 recensés), de même en ce qui concerne le brevet (12) . Par contre 7 nouveaux bacheliers ont réussi à franchir l’obstacle, un chiffre qui est dans la continuité de 2019. Un constat : ce sont quasi uniquement des redoublants qui ont été reçus. Toutefois, c’est une fille qui a obtenu la seule mention « Bien » et qui a eu son bac du premier coup. Quelle fierté pour tous

Le lien entre les filleul.e.s et les parraines/marraines va être singulièrement difficile à respecter cette fois-ci, car l’engament de ABB qui est globalement maintenu d’année en année à 90% (voire parfois plus), sera battu en brèche car la collecte des bulletins n’a pu être régulièrement menée ; en outre l’envoi des photos des bénéficiaires sera aléatoire car la remise des dotations sera parfois effectuée via les téléphones… Restons optimistes

Notre souci numéro Un est que tous les filleuls soient scolarisés et que les frais de scolarités soient réglés dans les délais. Dans la mesure où ABB ne peut se rendre au Burkina Faso comme il est de tradition au moment des vacances de Toussaint, une équipe se met en place avec ceux qui ont bénéficié du dispositif et qui sont entrés dans le monde professionnel. A leur tour de se montrer solidaires en donnant de leur énergie et de leur temps pour mener à bien cette mission auprès de quelques 250 filleuls. Ces « anciens » nous ont assuré de leur bonne volonté.

Les événements accélèrent le passage de témoin. N’était-ce pas le but recherché !