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Deux travailleurs de la mine d’or Bissa Gold revenant de congés ayant rapporté avec eux le Covid 19, la mine a été fermée pendant une quinzaine de jours et l’ensemble du département placé en confinement… Il devançait de peu une décision gouvernementale car plusieurs cas étaient découverts dans le pays.

De ce fait, les préfets furent chargés de sensibiliser les populations pour éviter une pandémie qu’on annonçait redoutable… Pour l’instant elle est assez peu développée ; il est vrai que la saison des pluies est décalée et qu’il fait très chaud ce qui mettrait en évidence le caractère saisonnier du virus. Il n’aimerait pas la chaleur… autant qu’on puisse tirer des conclusions à partir de ces quelques données.

Quoi qu’il en soit, à Sabcé, un comité de lutte contre le Covid 19 (CLCC) a ainsi été constitué avec les représentants des forces vives locales avec charge de se déplacer dans les villages, d’expliquer l’importance de la distanciation physique avec la pratique des gestes barrière.

C’est pourquoi ABB a commandé des savons aux religieuses et au groupement des femmes de Sabcé. Les religieuses sont équipées pour fabriquer des savons au karité qui ont la forme de notre savon de Marseille ; les femmes fabriquent chez elles des boules granuleuses traditionnelles, de la taille d’une balle de tennis. Au total, il  y en a eu déjà 1500 livrés à la mairie avec juste une recommandation de ABB "gratuité pour les plus démunis", afin qu’ils ne soient pas pénalisés deux fois.

Nous finançons aussi des masques taillés dans des pagnes de coton. Tous les couturiers du marché en cousent ; bref personne n’en manque. C’est plutôt l’eau qui pose problème car elle est rare, et sert surtout pour la cuisson des aliments et non pour l’hygiène.

En ce qui concerne la réouverture des établissements scolaires, le ministère de l’Education nationale a tranché : reprise dès le 1er juin uniquement pour les classes d’examen

Les filleuls se trouvant en formation à la ferme pilote de Guié étant déjà confinés sont restés sur place, par contre ceux qui sont pensionnaires dans des instituts d’Etat (agri-foresterie, élevage etc) sur Bobo-Dioulasso ont été renvoyés chez eux.

Et l’avenir ? Il est comme en France, on craint une seconde vague du Covid 19 avec le retour de la saison froide, même si au Burkina Faso le thermomètre descend pendant l’hivernage de moins en moins souvent au-dessous de 15°.