Virginie et Alexis, des jardiniers très diplômés

Une saine fatigue physique pour se détendre d’un effort intellectuel constant, c’est le plaisir que deux universitaires burkinabè, ont pu s’offrir pour décompresser. Et cela les a réjouis.

Actuellement accueillis à l’université de Rouen dans le cadre de leurs recherches, ces deux grammairiens consacrent tout le temps de leur court séjour à consulter de nombreux ouvrages trouvés dans la très riche bibliothèque du campus.

Pour leur éviter d’exploser, des amis brayons leur ont proposé de venir s’aérer sous les pommiers. C’est alors qu’ils ont offert de travailler de leurs mains. C'était quasiment une nécessité vitale pour faire tomber la pression, ont-ils dit… Et quel dépaysement ! Tondre l’herbe, ramasser les taillures de haie, voilà des taches qui leur sont totalement étrangères car au Burkina, le sol est plutôt aride, le bocage presque inexistant.Et puis se rafraîchir avec le cidre maison, que demander de plus.

 "la beauté de la langue française"

Ils initient leurs étudiants de la fac de Ouaga aux beautés de la langue française, à son histoire, à son évolution. Quand ils évoquent les chausse-trappes de la grammaire, leurs yeux pétillent..."C'est ce qui en fait la beauté".