La délégation invitée par le Conseil départemental ne comprenait pas cette fois-ci uniquement des élus, invités pour la signature de la nouvelle charte de coopération avec le Bam ; en effet il y avait quelques « techniciens ». C’est ainsi que Félicité Kaboré faisait partie du petit groupe, en tant que principale de collège, mais pas n’importe lequel puisqu’il s’agissait d’un établissement financé par le Conseil départemental, ouvert il y a quatre ans, à Bangrin, un village non loin de Sabcé.

Elle a été accueillie à Forges pour un repas-partage et a rencontré quelques membres d’Alliance Burkina Bray. Ensuite elle a visité le Pays de Bray jusqu’au beau point de vue de la Ferté Saint-Samson.

Le lendemain elle était accueillie au collège de Forges-les-Eaux où elle découvrait les « richesses » d’un établissement français avec ses salles spécialisées, le CDI, la salle des professeurs… Elle s’est rendu compte que ce n’était pas une exception, car le lendemain, elle  se retrouvait au collège Louise Michel de Saint-Etienne du Rouvray dont le principal connaît bien Sabcé. Puis aussi le collège Picasso. Partout elle voyait des équipements qui l’ont fait rêver. La qualité des lieux, l’espace, les « petits » effectifs, l’environnement fleuri… Elle a beaucoup « mitraillé » pour ensuite faire partager à ses collègues burkinabè son émerveillement

« Dans de telles conditions, les collégiens français doivent avoir envie de vouloir bien travailler». Chut... Laissons-lui ses illusions.

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