Nos étudiants sur le podium de la réussite

Roland, le premier physicien, de ABB

Un bac avec mention lui a permis d’obtenir dans la foulée une bourse pour étudier dans une grande université d’Algérie où très vite il s’est distingué par d’excellents résultats. Il vient de terminer en beauté cinq ans de formation ce qui lui permet d’aborder la vie professionnelle avec confiance. Il a travaillé sur un sujet d’actualité et qui est particulièrement vital pour son pays, il s’agit de l’énergie solaire. Il a bien l’intention de mettre en application toutes les connaissances qu’il a accumulées pour participer au développement du solaire au Burkina. Et en cela il rejoint l’une des actions d’Alliance Burkina Bray qui très régulièrement depuis 2010 dote en équipements solaires des établissements scolaires et des centres de soins du département de Sabcé.

Un beau parcours brillant

Classé premier au concours d’entrée en 6ème, Roland a été parrainé très vite car sa grand-mère qui l’élevait n’avait pas les ressources suffisantes pour faire face aux frais de scolarité. Rappelons que l’enseignement n’est pas gratuit au Burkina et qu’il n’y a pas de caisse de solidarité dans les écoles… Il a grimpé allègrement tous les échelons du cycle secondaire pour arriver au bac. Un examen très convoité mais que peu réussissent.

Sans perdre de temps, il a ensuite obtenu coup sur coup une licence en Sciences de la matière puis un master 1 et, le 22 mai dernier, un master 2, avec une mention très bien et une note de 18/20. A chaque fois il s’est retrouvé major de sa promotion.

La première année universitaire lui a semblé difficile car souvent les cours se terminaient en langue arabe qu’il ne connaissait pas. Précisons qu’en Algérie le français est la langue officielle à l’université, mais tous les étudiants ne le maîtrisent pas parfaitement. Ceci explique donc cela. Lui qui était déjà bilingue a sans doute eu plus de facilité que d’autres car son cerveau est habitué à cette gymnastique entre les mots et les idées. En effet comme pour la plupart des jeunes des villages burkinabè, il y a coexistence de la langue maternelle de son ethnie (à Sabcé c’est le moré du peuple mossi) et le français imposé à l’école, puisque c’est la langue officielle du pays.

Pour revenir à notre sujet, Roland a su s’adapter à ce nouvel univers, se créant un nouveau réseau d’amis car il est une personnalité généreuse et amicale. Il a été responsable de groupes d’étudiants, médiateur parfois, conciliateur toujours. Il s’est très vite rendu compte qu’il fallait bannir les préjugés et les stéréotypes quand on allait à l’étranger et qu’aller au-devant de la population locale était un impératif. Par deux fois il a pu venir en France et a notamment rencontré ses parrain et marraine et des membres de l’association.

A présent, il se détend tout en montant un projet de stage, toujours dans le solaire, avant de rentrer au pays.

Pour mémoire, rappelons que 260 élèves (du primaire à l'université) sont soutenus par quelque 200 parrains er marraines composant la grande famille d'Alliance Burkina Bray. Les parrainages sont déductibles des impôts

Ouui