70 conseillers municipaux ont été élus dimanche 22 mai… Mais qui sera le maire de la commune de Sabcé ?

L’ancien maire Pierre Zoungrana (NDP) ? Pas sûr, car un scénario improbable est en effet sorti des urnes. En effet le parti MPP (Mouvement du Peule pour le Progrès/pouvoir) et le NTD  (Nouveau Temps pour la Démocratie/majorité) ont tous deux remporté 33 sièges. C’est un nouveau parti, l’UPC (Union pour le Progrès et le Changement) qui avec seulement 4 élus fera pencher la balance.

Le MPP et le NTD sont issus de l’ancien parti CDP de Blaise Compaoré, composé pour beaucoup d’éléments qui avaient refusé que l’ancien président de la République burkinabè, modifie une nouvelle fois la constitution à son profit dans le but d’être rééligible, à la suite de deux mandats de 7 ans, puis de de deux autres de 5 ans. En octobre 2014, Compaoré avait voulu qu’il n’y ait plus de terme au mandat présidentiel… Cela avait débouché sur une révolution et son éviction du pouvoir.

Les élections municipales étaient le dernier point, et non des moindres, de la mise en place d’une démocratie nouvelle après des élections présidentielle et législatives en novembre 2015, avec entre temps un putsch qui avait failli renverser le gouvernement provisoire.

Toutes les communes du Burkina n’ont pu voter à la suite de heurts. D’ailleurs à Sabcé, les MPP avaient voulu faire barrage au NPD et c’est la police qui avait dû ramener le calme. Le prétexte ? Les MPP trouvaient que trop d’étrangers à la commune étaient venus voter, alors qu’il s’agissait de ressortissants régulièrement inscrits dans la commune.

Rappelons que le nouveau président de la République, Roch Christian Kaboré (MPP), avait été élu avec seulement 52% des voix, et qu’il ne dispose pas d’une réelle la majorité à l’Assemblée nationale, car il doit compter sur une coalition dont fait partie le NPD.

Aux élections municipales, le MPP est largement gagnant au niveau national.

En ce qui concerne, la désignation du maire de Sabcé, la date de samedi ou dimanche reste probable.

Après près de 2 ans sans Maire dans les communes, avec gestion préfectorale, la coopération entre la Seine-Maritime et la province du Bam marquait un ralentissement. En effet, les projets soutenus par le Département de Seine-Maritime sont soumis à l'approbation des municipalités.