Des nouvelles de Marianne qui a séjourné 5 semaines à Sabcé :

Je suis rentrée ce matin, horaires de vol respectés avec des conditions d'attente à Ouaga améliorées grâce à un hall aménagé dans une aérogare qui était en chantier depuis plusieurs années, espace, propreté etc. Du coup tout le monde est charmant. Tout s'est bien passé.
Pour l'instant, le souci concernant la bibliothèque est levé car Samson (nouveau bachelier et futur étudiant) va assurer des permanences, au grand soulagement de nos élèves de 3ème qui consultent avec avidité les annales du brevet. Jean-Michel a d'ailleurs racheté quelques annales complémentaires ainsi que pour les terminales.
Je pense que l'année universitaire va commencer avec l'année civile.
Jean passe en seconde année de médecine, il a eu les résultats jeudi soir et nous a téléphoné alors que nous dînions avec des membres du comité de jumelage au jardin Naba Koom. Le Comité nous avait invités et avait même acheté un très bon Bordeaux pour nous faire plaisir. Le comité de jumelage a soulevé un problème en ce qui concerne le maquis bébé de Lefourba.
En effet sa gestion assurrée par Valentine (de Nasséré) devrait être transférée au CSPS de Mafoulou, ouvert l'an dernier. Il est vrai que tant que la zone géographique de l'est du département était sous la responsabilité de Nasséré, le maquis s'insérait bien dans le dispositif, mais à présent la donne a changé...
A ce propos et sans jeu de mot, la fée électricité règne depuis quelques jours chez les particuliers de Sabcé. Il y avait depuis peu quelques lampadaires qui permettaient de circuler sans torche dans le centre mais tout le monde attendait d'être branché. Il y a eu tellement de demandes qu'il n'y avait pas assez de compteurs du coup la société installatrice a dû reporter d'une dizaine de jours la connexion. C'est devenu effectif depuis mardi soir. Les maquis (ils éclosent comme des chapignons) le long du goudron ont leur néon, leurs sonos... depuis l'arrivée de Bissa Gold, Sabcé était devenu très bruyant (gros camions de chantier vrombisssant à toute heure du jour et de la nuit, filant sur le goudron dans un chuintement de train... mais avec l'électricité dompestique, les décibels s'installent dans la nuit.

"Notre" sabcé fait dorénavant partie de l'histoire ancienne même si nous continuons à prendre nos douches sous le ciel étoilé avec les petites bouilloires en plastique flashy de 2 litres, juste ce qu'il faut shampoing compris.