Avec une journée d'avance, le raid s'est terminé à Sabcé mercredi 11 août.
Sabcé est une destination qui se mérite...
La dernière étape, Bandiagara (Mali)-Sabcé s'annonçait presque comme une promenade avec seulement 300 km.
D'après les prévisions de Loïc, le groupe estimait arriver à Kongoussi vers 14 heures, faire un arrêt à la Western Union pour recharger le porte-monnaie et reprendre "le goudron" vers Sabcé, distant de 15 km.
Alors, du côté français, on prenait le relais pour avertir nos amis burkinabè (non, il n'y a pas de faute, burkinabè est invariable).
Donc, dès le matin nous téléphonions à Ouagadougou à Pierre Zoungrana, maire et président du comité local de jumelage, à Sabcé à Alain Ouédraogo dont le maquis (auberge) est une base appréciée de Alliance Burkina Bray pour les avertir de l'arrivée en milieu d'après-midi des raiders et prévenir Michel, le gérant du gîte municipal de Sabcé de prévoir un dîner.
Bref, le cheval était sur le chemin de l'écurie et attendait son picotin
Oui mais...
La route après Bandiagara est plutôt une piste avec son cortège d'ornières donc moins bien roulante, ce qui fait descendre la moyenne. En outre, il avait plu pendant une grande partie de la nuit, il fallait plus que jamais faire attention aux trous d'eau et dérapages.
Ensuite, il y a eu un peu de tracasserie à la frontière, de sorte qu'à 18 heures (heure locale soit - 2h/France), le bus était encore à 50 km de Kongoussi et sous la pluie.
Nouvel appel téléphonique à Sabcé pour annoncer le retard et éviter que l'on s'inquiète.
Ce n'est que vers 22 heures que le bus s'arrêta enfin. Ouf.
Tout le monde en descendit, épuisé et heureux pour les uns de se retrouver chez soi, pour d'autres de découvrir le terminus de cette longue expédition.

Espérons pour nos amis que le néon du gîte alimenté de façon aléatoire par une plaque solaire ait pu fonctionner car s'installer dans le noir, avec seulement des torches, ce n'est pas très facile.

Aujourd'hui : repos et prise de contact avec le comité de jumelage qui vient de changer de composition.
Une grande réunion avait en effet lieu mardi à Sabcé.
Pierre Zoungrana, élu depuis 2001, a souhaité se retirer et a invité les anciens à confier les rênes aux jeunes.
C'est ainsi qu'Etienne Ouédraogo est le nouveau président. A ses côtés, on retrouve Moumouni Zoungrana.
Ces deux enfants de Sabcé sont venus en France, le premier en 2008-09 lors d'une formation financée par l'UNESCO comme inspecteur de l'enseignement primaire, et le second en juin dernier pour une université d'été dans le cadre de son doctorat (litétrature).