8 ans déjà que je parraine Sabine, actuellement en 3e au collège de Sabcé. Comme tous les parrains, je reçois des nouvelles par écrit deux fois par an environ (courrier et relevé de notes).

Membre de Alliance Burkina Bray, j'ai eu la chance de rencontrer Sabine trois fois au cours de mes voyages.

La première fois, en 2003, j'ai fait la connaissance de Sabine à l'école de Boussouma où elle était scolarisée, à l'occasion de la distribution des enveloppes de parrainages. Echanges de regards, peu de paroles... Sabine est intimidée et les enfants s'expriment peu face aux adultes... L'émotion lorsqu'elle court avec une camarade (parrainée également) derrière la voiture à notre départ.

En 2007, mon séjour à Sabcé est très court (une semaine). Je n'ai pas vu Sabine au collège et le séjour s'achève. Au retour de Kongoussi, je suis en moto avec Alain, un de nos amis burkinabè. Je demande s'il est possible, en respectant les us et coutumes, de s'arrêter à Boussouma pour rencontrer Sabine chez elle. "Il n'y a pas de problème" me dit Alain. La mère et la soeur de Sabine m'accueillent chaleureusement, la seconde épouse du défunt père de Sabine est là. Sabine arrive quelques minutes plus tard, elle est très timide et parle peu. Sa soeur discute plus facilement et fait l'interprète pour sa mère qui s'exprime en moré. Nous discutons des excellents résultats scolaires de Sabine (il est vrai qu'elle a toujours été première ou seconde de sa classe). Après le verre de l'amitié traditionnel, nous pouvons reprendre la route. La maman de Sabine m'offre un poulet, cadeau traditionnel et témoignage de sympathie. Le départ est émouvant : heureuse d'avoir vu Sabine, un peu frustrée par le peu d'échanges et le manque de temps...

Octobre 2009 : Sabine m'a écrit plusieurs fois cette année. Elle est en troisième et, soucieuse de réussir, elle me demande des livres et des annales. Je lui envoie un dictionnaire et des livres de préparation à la troisième. Sachant que les programmes sont différents, je prévois plutôt de lui trouver des livres au Burkina. En effet, après avoir rencontré ses professeurs, ceux-ci me confirment que ce que j'ai envoyé ne correspond pas du tout au programme.Sabine est plus bavarde : elle m'étonne en m'affirmant qu'elle n'est pas contente de ss résultats alors qu'en maths, par exemple, elle a plus de 15 de moyenne. J'ai vu plusieurs fois Sabine pendant ce court séjour, et elle m'accompagne au car le jour de mon départ de Sabcé. Je suis contente d'avoir pu discuter avec elle, avec ses professeurs.

La rencontre avec les jeunes parrainés, avec les instituteurs et professeurs, les familles m'a confortée sur l'intérêt des parrainages et de nos actions auprès des écoles : c'est une vraie chance pour les enfants qui, même s'ils ne poursuivent pas leurs études, ont un bagage précieux, à commencer par la connaissance de la langue française nécessaire pour les échanges commerciaux... dans le pays, de l'écriture et du calcul. Le parrainage est une source supplémentaire de motivation, un investissement pour l'avenir du jeune, de sa famille et de Sabcé.